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Murs d’alpages en Vallée d’Aoste

Murs d’alpages en Vallée d’Aoste

Histoire & vécu

Testi di: Joseph-César Perrin, Mauro Bassignana, Saverio Favre, Claudine Remacle, Alexis Bétemps, Lidia Philippot 

Cartonato con sovraccoperta plastificata a colori, formato cm 21,5x28, pp 208 con 20 illustrazioni

ISBN 978-88-8068-464-0
In uscita dal 14-01-10

 

Recensioni

Estratti



Sous le titre Murs d’alpages paraît une recherche pluridisciplinaire sur la vie d’autrefois dans les pâturages d’été : une synthèse sur l’habitat, l’histoire et le vécu dans les « montagnes » valdôtaines. Il ne s’agit pas de l’inventaire exhaustif des alpages, mais du fruit de l’observation méticuleuse de quelques bâtiments anciens, enrichi par une réflexion historique globale proposée en ouverture par Joseph-César Perrin. L’analyse s’élargit à l’implantation des bâtiments, à leur architecture, aux techniques de construction et à l’aménagement des espaces intérieurs. Les témoignages oraux recueillis par Alexis Bétemps et Lidia Philippot les font ensuite vivre ou revivre. Dans le cadre des enquêtes en francoprovençal, ils ont interrogé ensemble six témoins ayant passé plusieurs saisons là-haut pendant leur enfance ou leur jeunesse. La sélection s’est faite tout simplement en partant des alpages eux-mêmes, choisis – en 2005 – pour la diversité et la conservation de leurs caractéristiques : des alpages anciens encore habités. C’est avec l’aide de l’Assessorat de l’agriculture et des ressources naturelles et, en particulier, de Corrado Jordan, que la diversité a été établie, en privilégiant quelques « montagnes » ou mayens, anciens ou en partie rénovés, utilisés jusqu’alors. Ensuite, la connaissance d’une partie des alpages acquise lors de l’inventaire du patrimoine rural, organisé par le Service du catalogue et des biens architecturaux de la Surintendance des activités et des biens culturels depuis de nombreuses années, a guidé les choix. En effet, dès le départ, l’idée portante était d’interpénétrer, comme un fil conducteur, la description architecturale des bâtiments à celle des souvenirs des témoins. C’est pourquoi une bonne partie des relevés concernent les alpages dont les témoins parlent : L’Arp-Vieille à Valgrisenche est présentée par Teresio Barrel, By et La Balme de Bal à Ollomont par Silvio Créton, Òndrò Schkéerpie à Gressoney-Saint-Jean par Piero Lateltin, Le Bourey de Lillianes par Anita Lesne, Le Créton à Champorcher, ainsi que Plan du Ru à Torgnon, par Giulio Pinet et Le Trajoz de Cogne par Cyprien Truc. Leurs petites ou leurs grandes « montagnes » sont situées aux quatre coins de la région, offrant ainsi au lecteur une ample vue sur la diversité des alpages en Vallée d’Aoste.Les difficultés à surmonter ont été nombreuses et de différentes natures, liées surtout à l’approche particulière et nouvelle du sujet. Parmi les problèmes, partiellement résolus, il y a celui de la graphie des noms d’alpages. Les attestations écrites sont souvent en contraste entre elles et, surtout, leur officialisation n’a pas encore été donnée par la Région autonome de la Vallée d’Aoste à qui revient la compétence et qui, à juste titre, s’occupe d’abord des toponymes concernant l’habitat permanent. On notera également des variantes dans la graphie du patois. Elles correspondent aux différents parlers des témoins et des auteurs.De nombreuses photographies, récentes ou anciennes, jalonnent l’ouvrage, ainsi qu’une série de dessins techniques, destinés à fournir au lecteur une idée précise de l’échelle des bâtiments et de leur intégration aux paysages de haute montagne. Tous ces documents cherchent à faire passer un même message : la cohérence des aménagements traditionnels du territoire alpin, en mettant en valeur tous les éléments de cet environnement âpre et hostile, qui cependant recèle des herbages, précieux en été, indispensables au cycle équilibré de la vie des hommes en montagne.
Ces pâturages ont été l’objet de convoitise depuis des siècles et plusieurs modes de gestion départagent géographiquement la région. Ensemble, nous avons tenté d’en expliquer les spécificités, mais le sujet est vaste et loin d’être complètement défriché. Dans ce champ, il reste beaucoup à faire, que ce soit dans le domaine historique, ethnographique ou archéologique. Les alpages portent certainement encore les traces laissées par les hommes qui les ont colonisés depuis des millénaires. Leur mode de gestion a évolué au fil des siècles ; il n’a pas toujours privilégié la vache laitière comme aujourd’hui et l’on est bien loin d’avoir éclairci tous les passages de propriétés ou de possessions qui ont eu des conséquences paysagères ou autres sur ce milieu naturellement très sensible.

Claudine Remacle
 
 
SOMMARIO
 
Présentation      
Laurent Viérin
Assesseur à l’éducation et à la culture de la Région Autonome Vallée d’Aoste

Paysages… à croquer
 
Introduction
Claudine Remacle
 
Les alpages : un système économique et culturel        
Joseph-César Perrin

Petite flore des pâturages valdôtains        
Mauro Bassignana

Lieux-dits de la montagne
Saverio Favre

L’ architecture des alpages        
Claudine Remacle

La vie quotidienne dans les maisons d’alpage        
Alexis Bétemps et Lidia Philippot

Les alpages et l’imaginaire        
Alexis Bétemps et Lidia Philippot
 
Petit glossaire de l’alpage
 
Appendice
 
Index des communes valdÔtaines ÉvoquÉes
 
Bibliographie
 
Crédits photographiques
 
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